Solidarité avec les syndicalistes d’Algérie !
SUD-Rail [Solidaires]
En Algérie, dans la matinée du 26 novembre, des travailleurs de la Société nationale du transport ferroviaire (SNTF) ont momentanément cessé le travaiappuyer leurs revendications professionnelles, alors que depuis des mois rien ne bougeait du côté de la direction de la SNTF.
Ce court moment revendicatif collectif a mis le trafic à l’arrêt. Cela a valu l’arrestation de plusieurs cheminots et d’une dizaine de responsables de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) à travers le pays, dont le secrétaire général de la fédération nationale des travailleurs du transport ferroviaire (FNTF)
La fédération des syndicats SUD-Rail a déjà eu l’occasion, malheureusement, de protester contre des faits semblables, et renouvelle sa dénonciation de telles méthodes. Les responsables syndicaux incriminés par le pouvoir sont accusés de « saper la sécurité de l’État » et d’« incitation à la haine » ! Ceci, pour avoir soutenu un débrayage portant sur des revendications basiques.
Le pouvoir algérien s’en prend donc même à des pans du syndicat « officiel », l’UGTA. C’est dire la situation des syndicats qui se veulent indépendants.
Les militantes et militants de la Confédération syndicale des forces productives (COSYFOP) alertent depuis des mois à propos de plusieurs cas de répression antisyndicale.
Nos camarades de la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA), notamment du Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP) subissent cette répression depuis des années.
Membre de l’Union syndicale Solidaires qui participe activement au Réseau syndical international de solidarité et de luttes, la fédération des syndicats SUD-Rail réaffirme ici son soutien à tous et toutes les syndicalistes d’Algérie attaqué.es par le pouvoir. Avec les organisations dont elle est membre (Solidaires et RSISL), nous ferons connaître ces situations, appellerons à la solidarité syndicale internationale et appuierons, à la mesure de nos forces, l’établissement dans la durée d’un syndicalisme autonome dans ce pays comme ailleurs dans le monde.

