Solidarité syndicale envers les peuples des pays en guerre
GLI
Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes fait connaitre ce communiqué issu de l'Université syndicale francophone du Global Labour Institute
L’université syndicale internationale du Global Labour Institute (GLI) a réuni 1er au 3 décembre 2025 vers Paris des syndicalistes de 35 pays de tous les continents sur le thème du « Syndicalisme face au nationalisme autoritaire ».
Des camarades de la République démocratique du Congo, d’Ukraine et de Palestine nous ont présenté la guerre, les crimes contre l’humanité voire le génocide en cours depuis des décennies dans leur pays et appelé-e-s à des formes d’action concrètes de solidarité internationale. Nous, syndicalistes du monde entier, déclarons notre solidarité avec tous les pays qui subissent des guerres impérialistes, sans oublier le Soudan. Nous soutenons la résistance des populations sur place et appelons à la libération des prisonnier-e-s politiques. Nous condamnons toute forme de violences, y compris sexuelles, envers les civil-e-s, ainsi que l’exploitation d’enfants par les multinationales pour l’industrie extractiviste.
Nous appelons tous les syndicats à agir concrètement et à s’engager pour la solidarité internationale et contre le colonialisme et l’impérialisme. La lutte solidaire internationaliste peut prendre de nombreuses formes. Les syndicats peuvent mener des boycotts économiques envers les régimes qui déclenchent des guerres et les entreprises collaborant avec un Etat commettant des crimes contre l’humanité ou des génocides. Nous saluons notamment la lutte des travailleur-euse-s italien-ne-s et leur grève générale à la fois contre le génocide à Gaza et le régime d’extrême-droite de Meloni. Nous appelons également les travailleur-euse-s des pays impérialistes à surveiller, dénoncer et bloquer tout type de collaboration, notamment toute fabrication et livraison de matériel de guerre à des pays agresseurs. Nous encourageons les travailleur-euse-s et populations du monde entier à tisser des liens avec la société civile et à amplifier les voix des syndicalistes des pays en guerre, ainsi que de tous les pays sous gouvernement autoritaire ou d’extrême-droite.
Dans le cadre de la montée du fascisme, le syndicalisme et la solidarité internationale sont une forme indispensable d’engagement et de résistance.

