Non à la peine de mort ! Liberté immédiate pour Sharifeh Mohammadi !
Le Réseau
Alerté par différents canaux, dont le Syndicate of Workers of the Tehran and Suburbs Bus Company, membre du réseau syndical international de solidarité et de luttes, nous diffusons l'information de la condamnation à mort de Sharifeh Mohammadi, militante sociale et prisonnière politique.
Le tribunal islamique de Rasht l'a condamnée à mort pour avoir « fait la guerre contre l'État islamique. » La juge a affirmé que son appartenance passée au comité pour la formation des syndicats indépendants était la preuve de ce soi-disant crime.
Au cours de l'interrogatoire, Sharifeh Mohammadi a été placée en isolement cellulaire, soumise à la torture et à de graves pressions pour la forcer à faire de faux aveux ; on lui a refusé un appel téléphonique avec son enfant de 12 ans, de voir sa famille, de rencontrer un avocat. D'anciens prisonniers qui l'ont vue ont témoigné que son corps portait des marques de coups et de torture.
Sharifeh Mohammadi s'est même vu refuser le droit d'être physiquement présente au tribunal et de se défendre en personne.
Le cas de Sharifeh expose l'intersection du patriarcat, de l'oppression des classes et de la violence autoritaire. Une femme, une mère et une travailleuse est ciblée parce que sa vie incarne la résistance contre la domination.*
Le Syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et de sa banlieue "exprime sa ferme solidarité avec Sharifeh Mohammadi et sa famille, souligne une fois de plus que les condamnations à mort ne sont rien d'autre que des outils de répression et de propagation de la peur dans la société". Le syndicat exige "l'abolition totale de cette peine inhumaine, sous quelque prétexte que ce soit, et la suspension immédiate des condamnations à mort injustes prononcées contre Sharifeh Mohammadi, Verisheh Moradi, Pakhshan Azizi et d'autres militants sociaux."
Non à la peine de mort !
Liberté immédiate pour Sharifeh Mohammadi !

