communication au Directeur général de l’Organisation internationale du Travail
COSYFOP
La Confédération syndicale des forces productives (COSYFOP), le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), le Syndicat national autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz (SNATEG) et le Syndicat national du secteur industriel (SNSI) déclarent avoir adressé, le 20 janvier 2026, une communication au Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), à la suite des déclarations publiques du Directeur du Bureau de l’OIT en Algérie, M. Halim Hamzaoui.
Ces déclarations ne reflètent nullement la réalité du terrain en matière de libertés syndicales en Algérie et se trouvent en contradiction manifeste avec les recommandations et observations formulées par les organes de contrôle de l’OIT. Nous soulignons que ces déclarations, largement relayées par la presse officielle, sont intervenues à un moment d’une extrême sensibilité, alors qu’une mobilisation internationale d’ampleur, portée par des organisations syndicales, des organisations de défense des droits humains ainsi que plusieurs rapporteurs spéciaux des Nations Unies, est engagée en faveur de la libération du dirigeant syndical de la COSYFOP, Ali Mammeri.
Ce dernier demeure détenu sur la base d’accusations liées au terrorisme, condamné à quinze (15) années de prison ferme, et soumis à des pressions persistantes dans son lieu de détention à Oum El Bouaghi.
Nous sommes profondément préoccupés par le risque que ces déclarations, émanant d’un haut responsable de l’OIT, soient interprétées par les autorités algériennes comme un feu vert à la poursuite de leur politique hostile à l’égard des organisations syndicales indépendantes, ainsi qu’au maintien en détention d’Ali Mammeri, ce qui confère à cette affaire une gravité particulière.
Dans ce contexte, nous avons décidé d’informer l’opinion publique nationale et internationale de la saisine du Directeur général de l’OIT, afin d’obtenir sans délai des clarifications sur ces déclarations et de solliciter son intervention pour garantir le respect des principes fondamentaux de l’Organisation en matière de liberté syndicale.

