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Face à Milei - grève d’une semaine dans les universités en Argentine
Argentine

Face à Milei - grève d’une semaine dans les universités en Argentine

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Le Réseau

Les organisations syndicales des enseignant-es et personnels universitaires membres de la CTA - T et CTA - A, appellent à la grève pendant 5 jours à partir du 27 avril. Cette nouvelle mobilisation unitaire soutenue par les étudiant-es, s’inscrit dans la construction d’un rapport de force face au gouvernement d’extrême droite de Milei qui ne respecte ni la Loi de Financement des universités ni celle de la revalorisation salariale.

La loi de financement universitaire approuvée par le Congrès national a été ensuite sanctionnée par un véto du gouvernement. Le Congrès a annulé ce veto en la ratifiant avec les deux tiers des voix. Pourtant, 146 jours après sa promulgation, le gouvernement ne l’a toujours pas appliquée.

Le pouvoir judiciaire a ordonné au gouvernement national de verser immédiatement les fonds destinés aux universités, mais cette décision n’a pas été exécutée non plus.

Par ailleurs, le gouvernement a soumis au Congrès un nouveau projet visant à modifier la loi en vigueur : il propose de remplacer la revalorisation de 51 % par une augmentation de 12,3 % en trois versements, le dernier prévu pour septembre. Autrement dit, il se décharge de la dette salariale de 2024, qui en constitue la plus grande partie.

Il a été également convenu à l’unanimité de la tenue d’une marche fédérale universitaire, dont la date proposée est le 23 avril, à coordonner avec le Front syndical universitaire et l’ensemble de la communauté universitaire.

Les modalités d’action tout au long de la semaine se décideront dans les plénières de chaque université .

La Secrétaire générale de la CONADU - Confédération Nationale des Enseignant-es des Universités, Clara Chevalier dit:  « Avec ces salaires, nous ne pouvons pas vivre ; nous n’arrivons pas au 20 du mois, nous sommes endetté·es et nous n’avons plus de dépenses à réduire. Les actions de protestation qui commencent aujourd’hui sont déterminées et iront crescendo au fil du semestre si le gouvernement national ne donne pas de réponse. Le plan de lutte est inédit, car l’université publique n’a jamais été autant attaquée. Ce qui est en jeu, ce n’est pas un calendrier académique, mais une institution qui constitue un pilier de la démocratie argentine »

Le Réseau syndical International de Solidarité et de Luttes apporte tout son soutien aux organisations syndicales des enseignant-es et personnels universitaires pour que l’appel à la grève pendant 5 jours à partir du 27 avril soit suivi massivement et ainsi soit une victoire face à l’extrême droite.

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