Le pouvoir algérien continue la répression des syndicats autonomes en Algérie
Le Réseau
Le Conseil national autonome du personnel enseignant pour les trois cycles d’enseignement (CNAPESTE) fait l’objet d’une procédure de dissolution engagée par le ministère du Travail aklgérien, qui a saisi le 9 mars dernier le Tribunal administratif.
Dans un communiqué en date du 18 avril, le CNAPESTE précise notamment que « cette action a été entamée sous prétexte de « non-respect de la loi n° 23-02 », alors qu’il a « rempli toutes ses obligations procédurales ; d’absence de représentation, alors qu’aucune décision n’a été prise sur les modalités de mise en œuvre des éléments de représentation ; de non-respect des décisions de justice, alors que celles-ci n’ont pas été notifiées par les voies officielles ». Le syndicat mentionne également les « pressions administratives » dont est « victime le coordinateur national », de telles pressions à l'encontre de représentant-es des syndicats autonomes étant loin d'être rares, comme l'ont expérimenté des camarades du SNAPAP (Syndicat National Autonome des Personnels de l'Administration Publique) et du SESS (Syndicat des Enseignant-es du Supérieur Solidaires), membres de la CGATA (Confédération Générale Autonome des Travailleuses et travailleurs en Algérie).
Le tour d'écrou autoritaire qui a suivi les mobilisations générales, massives et pacifiques du Hirak en 2019 continue aujourd'hui encore. Il faut rappeler qu'à ce jour, près de 300 personnes sont encore emprisonnées en Algérie en raison de l'expression de leur opinion : journalistes, poètes, syndicalistes... Ces chiffres ne prennent pas en compte toutes les personnes qui sont sorties de prison ces trois dernières années et qui avaient été condamnées pour les mêmes raisons politiques à des peines pouvant aller de quelques semaines ou mois à plusieurs années.
Ainsi c'est toute la société civile algérienne qui est mise au pas et réduite au silence.
Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes exigent l'arrêt immédiat des poursuites engagées par le pouvoir contre le CNAPESTE et dénonce la censure et les privations de liberté dont sont menacé-es les militant-es algériennes. Elles expriment leur solidarité aux camarades du CNAPESTE et seront vigilantes aux suites données par le pouvoir.



