Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes


mercredi, 1er décembre 2021

 
 

 

Emprisonnement d’Arach Gandji, membre du Centre des Ecrivains d’Iran

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Arach Gandji est traducteur ; il est membre du secrétariat du Centre des Ecrivains d’Iran. L’administration de l’application des peines de la prison d’Evin l’a convoqué le 1er novembre 2021. Le 28ème bureau du tribunal islamique l’avait condamné à 11 ans de prison. L’article 134 du code pénal islamique précise qu’il doit rester au moins 5 ans en prison. Arach Gandji a été libéré en décembre 2019 après un mois d’arrestation et le paiement d’une caution de 450 millions de tomans. Le juge Mogheysseh a augmenté le montant de la caution à 3 milliards de tomans en mai 2020, lorsque Arach s’est présenté en audience préliminaire au tribunal. Ne pouvant pas payer une telle somme, il a de nouveau été emprisonné avant d’être de nouveau libéré provisoirement en versant la caution. Le tribunal islamique de Téhéran a rejeté son appel et confirmé en mars dernier la peine de 11 ans de prison. Arach Gandji est condamné pour « propagande contre le système » et « action contre la sécurité nationale  » mais en fait son seul « tort » n’est que la traduction d’un livre sur les évolutions au Rojava en Syrie.

Arach Gandji a été accompagné par plusieurs ami.es avant d’aller à la prison d’Evin. Il a dit : «  J’ai un sentiment mitigé avant d’entrer à la prison, un double sentiment tragique et comique. Je vais à la prison exactement le 1er novembre, la journée internationale de Kobané et de la déroute totale de Daech. Je trouve drôle d’aller à la prison un tel jour. Mais je suis triste aussi car je dois commencer ma peine de prison avec beaucoup d’espoir dans mon petit cœur. Soyez sûrs que je reste fort et ferai la fête pour cette journée internationale de Kobané au Rojava.  »

L’association Pen des Etats-Unis a demandé l’annulation de la peine de prison contre Arach Gandji et sa libération. Baktach Abtin, Réza Khandan Mahabadi et Keyvan Bajan sont trois autres membres du Centre des Ecrivains d’Iran qui sont en prison depuis un an.

Les derniers mots d’Arach Gandji avant d’entrer à la prison : « Je remercie les camarades, surtout celles et ceux du Centre des Ecrivains d’Iran, qui m’ont accompagné aujourd’hui. Leur soutien ainsi que la solidarité internationale d’écrivains me font chaud au cœur et rappelle que je ne suis pas seul. Je vous remercie de votre présence ; vive le Centre des Ecrivains d’Iran ; tous les œillets du monde vous sont offerts. »