Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes


samedi, 15 août 2020

 
 

 

Turquie : répression à Istanbul et aussi à Paris !

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Vendredi 1er mai, le syndicat DISK (confédération des syndicats révolutionnaires de Turquie, pour le secteur privé) a voulu rendre hommage aux luttes des travailleuses et des travailleurs, en organisant un rassemblement à Istanbul. Celui-ci a aussitôt été attaqué par la police, devant le bâtiment même du syndicat. Au moins 25 personnes, dont la présidente de DISK, Arzu A. Çerkezoğlu, et son secrétaire général ont été arrêtées lors de l’attaque de la police. Cette attaque s’inscrit dans la répression continue depuis 2016 qui pèse sur les peuples de Turquie, et notamment les forces progressistes qui s’opposent à l’autoritarisme du régime turc. Les défilés du 1er mai sont systématiquement attaqués, et la répression de cette année ne peut se justifier par les mesures sanitaires contre le coronavirus puisque celles-ci sont mises en place seulement le week end en Turquie.

Le bon allié de la Turquie, E. Macron, n’a pas été en reste. Alors qu’à Paris une vingtaine de militant.e.s du comité de solidarité avec grèves et résistance, dont plusieurs réfugié.e.s politiques de Turquie, se rassemblaient place de la République à l’occasion du 1er mai, en veillant au respect des gestes barrières et des distances de sécurité, se sont fait attaqués par la police, qui a brutalement arrêté et placé en garde à vue 5 d’entre elles et eux. A cette heure, le 02 mai, ils y sont toujours. Au même moment, ailleurs dans le Paris, l’extrême droite se réunissait au pied de la statue de Jeanne d’Arc au mépris des distances de sécurité, et sans être inquiétée par la police, preuve supplémentaire, s’il en était besoin, de la collusion des autorités politiques et policières avec celle-ci.

Nous dénonçons la répression en Turquie comme en France d’états qui utilisent la crise du coronavirus qui renforcent davantage encore le contrôle policier de la population et la répression des luttes sociales.