Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes


mardi, 24 mai 2022

 
 

 

Angola : la dictature du MPLA lance de nouvelles attaques contre les jeunes militants

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À la suite de la grève des chauffeurs de taxi du 10 janvier, où une grande manifestation populaire a abouti à l’incendie du comité du MPLA dans le quartier de Benfica/Luanda et d’un bus à Viana, la police a arrêté 104 citoyen·es en les accusant d’être impliqué·es dans ces actes. Les citoyen·nes n’ont été libéré·es qu’à l’issue de procès sommaires, après deux jours d’arrestations arbitraires.

Par la suite, le gouvernement a décidé d’arrêter les militant·es reconnu·es pour leur opposition à la dictature du MPLA. Le 13 janvier, le militant Luther Campos a été arrêté à son domicile, après une campagne dans les journaux télévisés pro-gouvernementaux visant à l’incriminer, et sous l’accusation que Luther est l’instigateur du soulèvement populaire. Le 14, l’activiste Tanaice Francisco "Neutro" s’est rendu au commissaire de police pour obtenir des informations sur Luther, et a également été arrêté, prétendument parce qu’il serait complice. Le 15, le ministre de l’Intérieur, Eugênio Sérgio Laborio, accompagné du commandant de la police nationale et du chef du service d’enquête criminelle (SIC), s’est invité dans les médias pour annoncer que de nouvelles arrestations seraient effectuées dans les municipalités de Luanda, Cacuaco, Cazenga et Viana.

Cette année, il y aura des élections - qui sont généralement une fraude montée par le MPLA - et le gouvernement a l’intention de faire taire les protestations et les manifestations par la répression et les arrestations, comme le font toutes les dictatures. La violence s’explique également par l’avancée de la crise économique, la multiplication des scandales de corruption et la dégradation de la vie de la population accélérée par la nouvelle vague de COVID-19, qui entraîne l’effondrement du système de santé angolais.

Le Réseau syndical international dénonce la répression, les menaces et les arrestations à l’encontre des militant·es en Angola. Il exige la libération immédiate de Luther et Tanaice et tient le gouvernement du MPLA responsable des conditions de santé de ces combattants sociaux. Elle appelle également tous les dirigeants syndicaux et sociaux à exiger la libération immédiate de ces militant·es et la fin de la dictature sanglante du MPLA.