Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes


vendredi, 4 décembre 2020

 
 

 

32 Etats cosignent une déclaration contre le droit à l’avortement

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La « déclaration commune pour la santé de la femme et le renforcement de la famille », qui sera présentée à l’Assemblée mondiale de la Santé, est une véritable déclaration de guerre contre les femmes, contre leurs droits, contre le droit à l’avortement. Si le texte parle, par exemple, de « mêmes chances d’accéder à un emploi que les hommes », il affiche très clairement la volonté de retreindre le droit à l’avortement, sous prétexte de « bien-être de la femme » et de « préservation de la vie humaine » ; l’ensemble vante « les familles traditionnelles », c’est-à-dire les couples hétérosexuels et prétend « protéger les vies innocentes ».

Cette déclaration symbolique montre l’offensive réactionnaire, antiféministe, patriarcale, coordonnée sur le plan internationale. Elle se situe dans une période où le droit à l’avortement est combattu par plusieurs gouvernements, qui appuient les forces les plus rétrogrades. Les milieux religieux de plusieurs bords y jouent un rôle non négligeable.

Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes dénoncent cette déclaration réactionnaire, mais aussi les entraves au droit de chaque femme à disposer librement de son corps, qui existent bien au-delà de ces 32 pays. Le droit des femmes à disposer de leur corps est un droit fondamental. C’est un élément structurant dans la construction de l’égalité entre les femmes et les hommes. L’avortement est un problème de santé publique ; il l’est encore plus dans les pays pauvres.

Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes revendiquent le droit à un avortement libre, sûr, public et gratuit pour toutes les femmes, y compris les mineures. Partout dans le monde, nous soutenons les luttes féministes.